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Le mot de la metteuse en scène

DEA MATER

Une cause qui nous tient à coeur et nous semble juste peut-elle devenir nocive pour nous et les autres ?

Dea Mater est un thriller dramatique et social écrit par Laëtitia Leroy, mis en scène par Cécile Gallissaires, assistée de Mélodie Marrot, avec Nadège Garnier, Sylvie Gortheau, Laëtitia Leroy, Jade Molinier, Daria Neverova, Johanne Ricard.

À la recherche de sa fille disparue, la journaliste Evaëlle infiltre la secte matriarcale Dea Mater qui repose sur la croyance que Dieu est une femme. Cette communauté sectaire entend remettre la femme au premier plan de la société. Evaëlle enquête tout en découvrant des femmes complexes, aux vies troublées qui les ont menées à des idées extrêmes. Certaines veulent lui faire intégrer leur groupe, d’autres ne lui font pas confiance. Parviendra-t-elle à retrouver sa fille sans se brûler les ailes ?

Le spectacle est en cours de création. Après une première résidence au CENQUATRE-PARIS en novembre 2023, nous répétons actuellement à l'Espace Jemmapes et serons en résidence à La Curie (La Courneuve) en avril. Nous dévoilerons prochainement nos premières dates à partir de septembre 2024.

Dossier artistique

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Le mot de la metteuse en scène

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Le mot de la
metteuse en scène

COMME UN CRI URGENT ET SANS FRONTIÈRE

Parce que la pièce Dea Mater de Laëtitia Leroy
est un texte percutant et frontal, qui aborde,
au travers de six femmes de tous âges, les
thèmes du féminisme, de la féminité et de la
maternité.
Parce que l’originalité de ce texte est de l’avoir
situé dans un matriarcat sectaire qui révèle le
monde patriarcal dans lequel nous baignons
sans même plus avoir conscience de sa violence.
Parce qu’il existe, entre l’autrice et la metteuse
en scène, une rencontre entre deux générations
confrontées aux mêmes problématiques de
femmes dans nos sociétés, comme : la femme doit passer par la maternité pour être reconnue en tant que telle.
Parce que c’est un sujet qui nous concerne toutes et tous, le texte ainsi que ma mise en scène incluent le public comme partie prenante de cette histoire.
C’est pour tout cela que je veux monter ce texte, faire résonner des mots, des corps, comme un cri urgent et sans frontière.

Le mot de la metteuse en scène

EXTRAIT

ADIEU MAMAN

EDITH-SIMONE : Maman, je te pardonne.
Je te pardonne de n’avoir jamais su être une
mère. Je te pardonne de m’avoir tant attendu,
tant espéré ; je te pardonne de m’avoir mis
tant de pression sur les épaules, de m’avoir dit
que j’avais un grand avenir, d’avoir cru que je
changerai le monde. Maman, je te pardonne de m’avoir hurlé dessus, de m’avoir dit que je n’étais rien, que je ne valais rien, d’avoir pensé que je n’irais nulle part. Je te pardonne d’avoir prié que je ne sois jamais née, je te pardonne d’avoir dit que je t’ai gâché la vie. [...] Je ne peux pas être une fille si je n’ai pas de mère qui sait être une mère. Je ne peux pas être une femme sans savoir ce que signifie être un homme. Je ne peux pas être humaine si l’être implique la haine.
Adieu maman, je deviens une ombre, un souvenir, une histoire à raconter.

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